Ecclésiologie comparée
PIERRE-MARIE o.p. (Frère)
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Saint Augustin, dans son célèbre ouvrage La Cité de Dieu, a décrit l'opposition entre la Cité céleste et la Cité terrestre : « Deux amours ont donc bâti deux cités ; l'amour de soi-même jusqu'au mépris de Dieu, la Cité terrestre ; et l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi-même, la Cité céleste. » 

Ce thème des deux Cités est développé par le pape Léon XIII (1810-1903) au début de son encyclique Humanum Genus sur les francs-maçons (1884) : « Le genre humain [.] s'est partagé en deux camps ennemis, lesquels ne cessent pas de combattre, l'un pour la vérité et pour la vertu, l'autre pour tout ce qui est contraire à la vertu et à la vérité. Le premier est le Royaume de Dieu sur la terre, à savoir la véritable Église de Jésus-Christ [.] Le second est le royaume de Satan. » 

Cette « Cité terrestre », ce « Royaume de Satan », peuvent être qualifiés du nom de « Contre-Église ». 

Cependant, au concile Vatican II (1962-1965), une « nouvelle ecclésiologie » a donné naissance à ce qu'on a coutume d'appeler « l'Église conciliaire ». 

Le but de ce travail est de comparer ces trois Églises : l'Église catholique, l'Église conciliaire et la Contre-Église. 

En analysant chacune de ces « Églises » selon ses quatre causes, nous verrons que l'Église conciliaire est une transition entre l'Église catholique et la Contre-Église.